Dimanche 13/12

Surtout écrit pour moi depuis l'envoi de la première note. Il ne se passe pas grand chose qui ne vaille la peine d'être écrit tous les jours. Petit résumé …

Mon traitement a un peu varié depuis mardi, je dors un peu mieux. Une patiente de mon étage a eu aussi une variation de traitement et je dis merci en silence. Gentille comme tout mais voilà, elle m'adore … flûte, parfois parce qu'elle cause, elle cause et elle cause encore. Du coup, je dis merci, parce que le soir, elle monte assez vite se coucher contrairement à avant. J'arrive progressivement à m'isoler d'elle et vu l'endroit ce n'est pas facile. Comble de malchance on va peut être être obligées de cohabiter pour cause de manque de chambre vide et nous sommes celles qui nous entendons le mieux. Oui mais voilà, je ne vais pas pouvoir la supporter si je ne peux m'éloigner d'elle en allant dans ma chambre. Heureusement les soignantes sont très à l'écoute mais il n'y aura pas d'autre solution si l'entrée d'une personne se fait demain comme prévu. Ou vais-je donc pouvoir me caser pour écrire, ne serait ce que ça, si nous partageons la même chambre?

Vous le saurez au prochain épisode.

 

Je n'ai voulu aucune visite samedi; je n'avais envie de voir personne, de nouveau « par terre » après un truc dont je n'ai pas envie de parler, j'ai passé beaucoup de temps dans ma chambre à lire, écrire et écouter de la musique. Le soir je me suis couchée à une heure non pratiquée depuis bien des années : 22h15 environ, endormie peu après. Merci les béquilles et le « si besoin ». Fin du résumé.

Aujourd'hui dimanche j'ai passé la journée « dehors », j'étais en perm ^-^.

Je suis arrivée vers 9h30/9h45 chez le père de mes enfants, accueilli par mon mini. On a papoté tous les deux puis on a enchainé sur une partie de monopoly Les Simpsons. Je ne suis pas attiré par le jeu classique mais là, c'est plus marrant. On a bien rigolé et après environ deux heures de partie, j'ai plumé, rétamé, ruiné mon mini. Mon moyen s'est levé pendant qu'on jouait, il m'a dit qu'il y avait une pizza au congèle alors « let's go ». Mini avait faim. Je l'ai amélioré un peu. Leur père s'est levé et lui a préparé une salade pour compléter. Ma Loupyotte est arrivée, on ne s'est pas beaucoup vu, l'heure tournait et je devais encore passer chez moi, elle est chouette comme tite nana. J'ai pu câliner Lilith (pour ceusssse qui suivent pas c'est la rate du Moyen, et pas celle qu'il a dans le bide hein … nan mais on sait jamais avec vous... ben koua ? Elle m'a mordu la lèvre et fait pipi sur la main, c'est donc qu'elle m'aime, dixit Moyen.

Ensuite, Mini et moi sommes allés chez moi. Entre le cherchage de fringues, le ménage dans ma boîte mail, le rajoutage de zic dans mon mp3 et du posage avec Mini, le temps est vite passé. Câlinage de la miss Cléo aussi, pauvre minette, bien seule depuis mon départ. Et puis il a fallut y retourner.

Journée rapide, occupée, intense avec mes bestioles, toutes mes bestioles, j'ai aimé.

 

 

Pourrais t'on me dire pourquoi mon lecteur mp3 persiste à me mettre les chansons par ordre alphabétique alors qu'elles sont numérotées sur le pc ?Mais pas sur tous les albums en plus, à me les passer aléatoirement en passant d'un dossier à l'autre alors que c'est « normal » qui est sélectionné ?

À ne pas avoir pris en compte la chanson toute seule, hors dossier, bien visible quand il était branché sur l'ordi, devenue invisible quand j'ai allumé mon lecteur pour l'écouter, cette chanson qui me tourne dans la tête 2 ou 3 jours ?

OK, ce sont des détails mais pour qui connait le Black's man d'Eric Burdon and War, ça ne tient plus du détail, c'est vital qu'il soit lu dans l'ordre. GRRRRRRRRRRRR !!!!!!

 

Le Blues Est Blanc

Je vous parle de ces drôles de soir
Qui font qu'on se sent comme sur un sol mouvant
De ces instants bizarres
Où tout parait beaucoup trop grand

La nuit prend un goût de gardénal
Quand on aperçoit plus la lueur du phare
Que l'eau entre dans les cales
Le plus beau devient si banal
Qu'on aurait envie
D'affaler toutes les voiles

Le blues est blanc
Quand le coeur broie du noir
Quand tout nous sépare de notre histoire
Le blues est blanc
Quand le coeur broie du noir
Pour la mort on verserait des arrhes
Et dans le cafard
On ne sait même plus dans quel sens on rame
On croit qu'on a perdu la flamme

Faut pas pleurer ce n'est pas un drame
On a tous eu un jour ce genre d'état d'âme
Et aspiré par la lame
On a peur même des télégrammes
On voudrait changer
Mais changer pour quel programme

Le blues est blanc
Quand le coeur broie du noir
Quand tout nous sépare de notre histoire
Le blues est blanc
Quand le coeur broie du noir
Pour la mort on verserait des arrhes
Et dans le cafard
On ne sait même plus dans quel sens on rame
On croit qu'on a perdu la flamme

Et dans le cafard
Faut pas pleurer
Faut pas faire un drame
On a tous eu ces états d'âme

                                                   Daniel Balavoine

MAIS AUSSI

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie le visage et l'on oublie la voix
Le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
L'autre qu'on devinait au détour d'un regard
Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
Avec le temps tout s'évanouit

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Même les plus chouettes souv'nirs ça t'as une de ces gueules
A la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
Le samedi soir quand la tendresse s'en va toute seule

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
L'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
L'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
Pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
Devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
Avec le temps, va, tout va bien

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
On oublie les passions et l'on oublie les voix
Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

Avec le temps...
Avec le temps, va, tout s'en va
Et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
Et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
Et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
Et l'on se sent floué par les années perdues
Alors vraiment... avec le temps... on n'aime plus

                                                                   Léo Ferré