... l'idée fait son chemin, à son rythme ouais, chuis lente et alors ? J'essaie de garder mes principes à propos de l'argent ouais, chuis tête de lard et alors ? mais sans qu'ils ne m'empêchent de vivre.

Première “rencontre” à la mi-janvier dernier, sur la galerie d'un certain Yiipaa. Quelques messages d'autres me foutent en pétard, ils n'aiment pas mes interventions écrites sur une galerie de dessins. Alors me casse en disant au poustachu que j'y causerai plus qu'en privé. Dans la foulée, je reçois un message privé du Mr Bear qui me dit de ne pas tenir compte des ptits cons, que c'est du bizutage parce que je viens d'arriver pis il fini par un “on t'aime Titepuce”. Trop mimi. Plus tard, mais beaucoup plus tard no comment please je me suis aperçue qu'il avait même été jusqu'à créer un topic sur ce même forum, qu'il a appelé “Pour le retour de la Titepuce !!!” Quand j'ai vu ça, j'ai été très touchée et si je l'avais vu plus tôt, je me serais peut-être posée des questions.... encore que.... vu mon manque de confiance en moi, je n'aurai pas pu imaginer que je l'intéressais. Pis on s'est mis à papoter en privé. J'ai vite accroché au monsieur jusqu'à ce que j'apprenne qu'il est marié et qu'il a deux schtroumphs. Ok.... tant pis pour moi..... Je me dis qu'ils font chier à être maqués les gars qui sont fait pour moi, c'est le deuxième déjà. Une attente en vain de quelques mois pour le premier fait que là, je coupe les ailes de mon envolée naissante en la mettant tout au fond de ma poche avec une grosse couverture dessus grandes poches moua. Je ne dis donc rien à part qu'il fait chier à être marier ben koua ? Et on continue de papoter de tout et de rien, de nos vies respectives, je l'imagine heureux dans sa vie de couple vu qu'il ne laisse rien paraitre d'autre. Ce que je n'imagine pas par contre, c'est qu'il attend mes messages avec impatience, la touche F5 n'a jamais été autant sollicitée.

On s'aperçoit qu'on bosse à 4 stations de métro alors je lance l'idée de se voir in real life devant un kawa. Ce sera fait le 17 mars, à 12h30. Je sors du métro et je vois un grand zours, avec un bonnet et un cuir, qui m'attend, Whouaaa !! l'est grand... très grand... Toujours nerveuse, je suis sur le qui-vive et il le remarque. Une heure à papoter et rigoler, il m'a amené des bouquins. Il doit retourner bosser, je dois y aller aussi, on se promet de remettre ça bientôt. J'ai aimé cette heure... lui aussi je crois. Toute la semaine, on continue de se papoter sur le net. Il insiste même pour que je l'appelle parce que je ne vais pas bien. J'ai aimé sa voix au phone, lui parlé un peu m'a fait du bien. Dans la foulée on prévoit de se revoir le lundi suivant... puis non parce que c'est Pâques et qu'il a prévu de quitter la banlieue pendant les trois jours. Finalement, le taf l'oblige à rester et même à bosser le samedi. Je lui dis que je peux venir lui tenir compagnie après s'il veut. Il est ok. On se retrouve donc ce samedi 22 mars aprem, dans un café, encore à papoter de tout et de rien, à rigoler, je suis nettement moins nerveuse. Dans un de ces derniers message, une phrase anodine me fait penser qu'il aime sa femme, que je n'ai aucune chance alors autant le voir définitivement comme un pote. Mais c'est difficile, il est attirant l'bonhomme, de par bien des côtés, pour ne pas dire tous. Je cache bien mon jeu, je ne laisse rien paraitre enfin j'crois Il va manger chez des amis, je rentre chez moi... non sans avoir un peu fait les cons dans le couloir du métro avant de se quitter. Ce fut un des tilts m'a t'il dit après. Un autre est qu'il se réveillait et que ce n'est pas sa femme qu'il aurait aimé avoir à côté de lui. Le final a été le retour de sa femme, qui était partie à la campagne finalement (perso, mon mari ne peut partir à cause du boulot, je reste avec lui) et qui en revient en râlant parce qu'elle est fatiguée de ses 4 heures de route. Que lui soit resté, à taffer, elle s'en fiche... même pas un bisou ni rien.

Dans la nuit de samedi à dimanche, il m'envoie un message qu'il efface ensuite. Sauf que je suis prévenue par mail quand il y en a un qui arrive et que, lorsque je déboule sur ma boite.... je tombe sur le dernier que moi, j'ai écrit. J'y dis et il me répond l'avoir effacé après s'être relu. Bon... je ne me pose pas plus de question que ça, une phrase un peu plus loin me fait comprendre que sa femme lui manque. Le dimanche passe avec une touche F5 qui chauffe, tout comme le lundi. Il vient me “chercher” parce qu'il me trouve trop silencieuse. Moi qui ne voulait pas l'embêter...

Le mardi 25 au matin, je me réveille en me faisant un petit film rapide : et s'il m'envoyait un message me disant qu'il ne faisait que penser à moi.... ce serait trop cool. Oui, bon arrête de rêver ma vieille, j'te rappelle qu'il est marié et visiblement heureux de l'être. J'allume l'ordi et je vais direct sur mes messages privés et là..... je lis ceci : Salut Tite puce. J'ai un gros problème. J'ai beau tenter de me convaincre du contraire, je dois bien avouer qu'il y a bien longtemps que je n'avais pas ri que je n'avais pas été aussi bien, j'ai beau lutter mais je ne peux m'empécher de penser à toi jour et nuit. Il faut que l'on se voit, si tu es d'accord bien sur. Je suis passée par toutes les émotions je crois, heureusement que j'étais assise. J'ai relu plusieurs fois pour être bien certaine de ce que j'avais sous les yeux. Moins d'un quart d'heure plus tard, je lui répondais. J'étais persuadée que s'il voulait me voir c'était pour me dire qu'il fallait qu'on arrête de s'écrire, de se voir. Quelques messages et petites mises au point plus tard, on décide de se voir le midi même. On était comme deux gamins, nerveux, à avoir chaud et froid, le coeur qui bat à cent à l'heure. On a passé une heure magique, dans le même café et à la même table que la première fois où l'on s'est rencontré. Au vu de mon experience précédente, je m'attendais à ce que ça prenne un peu de temps avant que l'on soit vraiment ensemble. Que nenni !! Il n'est pas homme à laisser trainer les choses, tout étant clair pour lui, le soir même il parlait à sa femme. Le lendemain, mercredi 26 donc, il partait avec un minimum d'affaire et déboulait dans ma maison. Les dates sont importantes, il s'est passé peu de temps entre le moment où on a commencé à parler sur le net et encore moins entre le moment de la première rencontre et sa déclaration. Ca a été très rapide. Mais la suite s'est passée tellement naturellement qu'on avait l'impression que cela faisait des années.

Certains d'entre vous me prendront peut-être pour une briseuse de ménage. Ce n'est pas vraiment le cas, sinon j'aurai pu briser le premier très facilement mais j'ai attendu qu'il prenne sa décision. Pour ce deuxième, je n'ai été qu'un déclencheur, il savait que ça n'allait plus, il avait déjà parlé divorce il y a quelques années, il n'arrivait plus à répondre au “je t'aime” de sa femme. Il était resté pour les enfants et pensant que les choses changeraient. Ca n'a pas été le cas et je suis arrivée par là-dessus.

Cela fait presque 9 mois que cela dure. Alors oui, ça a été très rapide, c'était casse-gueule mais finalement, même si ce n'est pas toujours simple entre le manque de ses enfants et ma maladie, tout le reste va bien ouais... même si je lui ai mis une raclée la première fois qu'on a joué à l'othello... depuis y veut plus jouer avec mouaaaaaaaaaaaa !!!! Il ne regrette rien, moi non plus. On sait que c'est du solide. Hier soir il m'a demandé si je voulais toujours finir ma vie avec le vieux con qu'il est des baffes se perdent moua j'dis, je lui ai répondu que oui, sans aucun doute.

Alors oui, l'idée a fait son chemin, je suis plus calme, plus sereine depuis que j'ai rangé mes principes et que j'accepte l'idée que l'on vive ensemble, à plein temps, sous le même toit “loin” de Paris.

En gros et pour résumé, j'ai dit OUI

 

EDIT jeudi matin

Finalement.............. j'ai dit non. Naaaaaaaaaaaaaan j'rigole !!!!! Cet edit parce qu'un courrier reçu ce matin m'a laissé sur le cul. La RIVP (ceux qui veulent me fout' dehors) a accepté le plan proposé par la BDF !!! Etonnant non ? Je pense que ce qui a fait qu'ils acceptent c'est que la juge des expulsions a dit qu'elle me filerai le même moratoire de 18 mois. Sauf qu'il n'est plus de 18 mois mais de 12. Mais ce n'est qu'un détail. Je dois répondre avant le 22 si je veux que ça passe en commission le 30.

Trop de bonnes choses en peu de temps..... j'ai peur.....

 

Edit lundi 22 décembre

 

Ne pas faire noël avec mes trois fils, ne pas en avoir fait un correct avec eux depuis plusieurs années, imposer au petit une enquête sociale il y a un an, un passage devant un juge maintenant..... j'en ai assez.

 

Compter sans arrêt, me retrouver encore sans une tune, priver mes gamins de plein de choses voire du minimum parfois.... j'en ai assez.

 

Ne pas pouvoir me soigner correctement, devoir choisir entre arrêt pour me soigner et travailler n'importe où, faire n'importe quoi pour pouvoir vivre.... j'en ai assez.

 

Ne pas pouvoir payer mon loyer afin d'honorer le plan de surendettement, ne pas pouvoir payer mon loyer tout simplement.... j'en ai assez.

 

Liste non exhaustive... Edit non terminé....

 

Ecrit dans le train entre Versailles et Paris

 Lundi 2 décembre

Pourquoi je retombe ? Toujours cette envie de pleurer en suspend, de me rouler en boule dans un coin et d'attendre les « coups », ça traine, ça vient, je refoule, ça repart pendant un moment et ça revient, plus fort encore. J'essaie de ne rien montrer mais il n'est pas dupe. Encore cette peur de perdre ses sentiments. Pourquoi ça durerait cette fois ? Ils ont tous voulu faire leur vie avec moi........ pendant quelques années et puis ils sont « partis ». Pourquoi y croire cette fois plus que les autres ? Pourquoi lui faire confiance plus qu'aux autres ? Je peux paraître dure.... je peux paraitre... Qui me dit que dans quelques années je serai toujours celle avec qui il a envie de finir sa vie ? Personne parce que personne ne peut le dire et que si je n'essaie pas, je ne le saurai jamais. Ok !! Je sais ça, merci. Ca n'empêche...

Alors non bien sûr, il n'y a pas que ça, il y a tout le reste qui traine depuis des décennies, des rêves troublants, perturbants, révélateurs. Cette fatigue physique permanente entraine probablement cette fatigue morale ou l'inverse d'ailleurs

Oui, je retombe, lentement mais sûrement. Pas d'autres descentes aus enfers, je n'en reviendrais pas cette fois, ce serait la fois de trop. Je perdrais tout. Mais je n'y arrive plus, marre de lutter, marre de ne pas pouvoir me soigner correctement.

Le principal problème vient de ma naissance et de ma génitrice. Je sais déjà qu'elle ne se remettra jamais en question, qu'elle n'admettra jamais ses erreurs, ses torts alors dans ce cas là, comment puis-je m'en sortir moi ? Vais-je arriver à passer par-desssus son aveuglement ?

Exterieure à ma vie, si j'ignore, ça n'existe pas...... même moi je n'y crois pas..... comme j'aimerai pourtant.

Je me croyais enfin calme et sereine, je me suis trompée.