... funèbre.... les deux textes qui suivent serviront à la vraie qui aura lieu dès que faire se peut, avec la très grande aide du zours. Je n'ai pas le courage d'en écrire plus aujourd'hui...

Mon Bébé

Je t'écris cette lettre pleine de solitude, l'âme en peine comme d'habitude depuis que tu es parti, depuis que tu n'es plus là, j'ai perdu ma chair, ce matin là d'un coup mon corps tout entier s'est vidé, mon coeur lui s'est bridé, quelque chose en moi s'est brisé. Même si je réponds « ça va merci » j'ai dans la bouche comme un mauvais goût d'infini. J'essaye de le masquer mais c'est dur Bébé, je te jure, c'est dur.

J'ai l'impression qu'il n'y a plus rien, , j'ai peur en fait. Tes yeux ne m'ont jamais regardé mais les miens te garderont à jamais. Il se passe plus rien j'épure même trop, je le sais et ça je le vis mal, j'enchaine les merdes et t'es pas là au final, il me reste quoi moi, hein, à part tes cheveux noirs, ton sourire que je ne peux qu'imaginer.

Je peux plus ou plus pareil alors chaque jour je me tue un peu plus que la veille. Je tue le temps parfois mal et de là haut tu le sens mais tu manques Bébé, tu manques.

Mon ange dans le ciel, Bébé je ne te dis pas adieu mais à plus, Bébé pour toi je fais pleurer ma plume.

Pendant huit mois, toi et moi on a tout fait ensemble, vécu ensemble, grandit ensemble, se donner de l'oxygène l'un l'autre, construit ensemble. Nos instant à nous dans le silence, dans le mouvement. On se nourrissait l'un de l'autre, l'un l'autre, l'un de l'autre tellement j'étais toi, t'étais moi

T'étais ma vie mon coeur et mon sang. T'étais mes tripes, mon moteur, mon sens à tout ça.

Alors depuis, je tue le temps parfois mal et tu le sens Bébé, tu le sens mais tu me manques, Bébé tu me manques....

C'est un gouffre que tu as laissé mon Bébé, ce sont mes jours et mes nuits que tu hantent et il n'y a pas qu'à moi que tu manques.

T'en fais pas mon bébé, je relève la tête, je sais que tu veux me voir plus forte alors je vais faire ce qu'il faut pour m'en remettre Bébé, t'inquiètes …

Pour toi je fais pleurer ma plume

 

Te serrer fort tout contre moi, déposer des baisers sur ton front, te câliner en chanson, caresser tes cheveux noirs, te sentir et m'imprégner de ton odeur, graver ton visage à jamais dans ma mémoire, te toucher, te dire au revoir.

Tout cela ne m'a jamais été permis et je ne pardonnerais jamais. Tout cela me manque cruellement. Alors 25 ans plus tard, je m'accorde cette cérémonie pour faire le deuil de toi, mon fils.

Sur ta maison je dépose ma douleur et mes larmes.

Pour toujours et à jamais mon fils.

Ta maman.

 

Bébé faudrait rentrer tu vois
Je suis en mal d'être avec toi
La machine à café est détraquée
Les cendriers tous renversés
Des heures et des heures passées
Devant la mire de ma télé
Des nuits sans dormir à me demander
Où tu peux bien aller
Faut pas m'laisser traîner là
Seul avec ces idées-là
J'suis pas si fort que tu crois
Pas si fort que ça
Bébé un doute en moi s'est figé
Tu n'vas plus rentrer
Je peux faire une croix sur toi
Comment ne pas m'imaginer
Ta petite gueule entre ses bras
Comment ne pas crier
Comment ne pas pleurer
Je suis fatigué