J'ai une passion que je n'ai jamais vraiment pu assouvir : la moto. J'ai déjà parlé icid'un motard qui a fait un bref passage dans ma vie. Après une « fin » plutôt difficile pour lui, il a décidé de rester un pote et il m'a proposée une balade aujourd'hui. Je peux donc, à l'occasion, me faire plaisir avec l'adrénaline des accélérations, la vitesse de croisière sur les routes de campagne, à travers la forêt, et la vitesse sur autoroute... avec ça : 


1400 gsx 

Mon zours avait un seul frère. Fauché en deux-roues par un chauffard alcoolisé. Ce jour là, il est devenu fils unique. Il a donc forcément peur quand quelqu'un qu'il aime monte sur un engin pareil.

Comment concilier ma passion et la peur de l'homme que j'aime ? Les peurs devrais-je dire, il n'y a pas que celle de la moto.... La confiance, tout simplement. Le danger ne vient certes pas que du conducteur de la moto mais le fait qu'il soit prudent réduit les risques, à mon sens. 

J'ai hésité à dire oui à la balade. Le zours et moi en avons discuté, nous sommes partis sur l'honnêteté, nous le resterons. Ca l'ennuie mais il ne sens aucun droit de m'interdire de vivre ma passion. Il en a une aussi, le dessin, donc il comprend ce que veux dire en être frustré. Que j'y aille pouvait entacher notre relation de la même manière que si je n'y allais pas. Alors il m'a fait confiance et il a eu raison. Je suis revenue entière et le pote a tenu sa promesse de ne rien tenter. Et en plus, je suis ravie, heureuse de cette balade, mmmmmmmmmm trop biiiiiiiien !!!! 

Mon zours, je te remercie de la confiance que tu m'accordes, tu es l'homme que j'attendais depuis si longtemps que je ne risque pas de tout gâcher. Merci de me laisser vivre ma passion même si ça te fait peur, merci de mettre cette peur dans un coin. Je sais ce que ça peut te coûter mais je sais aussi que me voir heureuse te plait bien, n'est ce pas ? ^__^ Je ne t'aime que plus de m'accorder cela. J'aimerai inventer des mots pour lui exprimer ce que je ressens, ceux que je connais ne sont pas assez fort. Cela m'épatera encore longtemps d'être aimée de cet homme.

Quelques heures aux urgences un mardi soir

Kristo mon Moyen pour ceux qui suivent pas !!! commence à avoir mal au ventre vers 21h30/22h. On met ça sur le compte d'une varicocèle qui doit être opérée. Seulement, le mal empire et contrairement à ce que dit Kristo, ça ne passe pas. J'insiste pour quon aille aux urgences ben oui, c'est que ça se laisse pas faire à 16 ans. Genre : ça va passer... y vont me garder... pas envie... copine à voir toussa... A la énième torsion de douleur de son corps, je lui dis : on y va !!! Il n'était pas loin de 23h. A l'arrivée, direction l'accueil. Dialogue :

Le monsieur à Kristo : Quel âge avez-vous ?

Kristo : 16 ans

Le monsieur à moi : Je ne sais pas si on prend les enfants ici. Pourquoi n'êtes vous pas aller à Robert Debré ?

Moi : parce que je pensais qu'à 16 ans on était plus un enfant.

Le monsieur à Kristo puis à moi : Vous avez une pièce d'identité ?

Nous : Non. Bah ouais, c'est pas le truc auquel je pense dans un cas comme ça moi... d'ailleurs je pense pas à grand chose d'autre que de soulager mon fils.

Le monsieur : Ah ben je ne peux pas vous enregistrer sans une pièce d'identité

Moi : mais bien sûr... tu paries ? Attendez !! je ne vais pas faire remonter mon fils jusqu'à la maison pour le ramener ensuite !! Il est mal !!

Le monsieur : Bon d'accord il avait pas parié... dommage...

Je remplis son papier et on va vers la salle d'attente... okéééééé... c'est blindé... je les ai faites plusieurs fois ces urgences mais là... whaahoouu !! Kristo se met par-terre, la position assise lui faisant encore plus mal... il cherche une position et l'attente commence. Il a le teint pâle, les yeux vitreux de douleur... les infirmières passent, le regardent... un interne lui dit bonjour normal à près de minuit et un ambulancier lui dit “vous avez l'air d'avoir mal” sans déconner ??? Je tente de me contenir.... Passe un pochtron, ramassé par les flics... direct en salle de consulte tiens c'est marrant... je me demande à quoi sert cette affiche : “l'ordre de passage est défini par la gravité du cas et non par l'heure d'arrivée” personne n'ayant évalué le niveau de gravité de Kristo à son arrivée... en même temps, il suffit de le regarder et c'est ce qu'il ont fait pourtant..... puis un deuxième, même direction... tout comme le troisième. Là, c'est trop !!! Mon gamin se tord de douleur par terre et les avinés debouts et qui se marrent en plus, passent avant lui ?? Je chope la première infirmière qui passe :

Moi : Ca fait plus d'une heure que nous sommes là, l'état de mon fils empire et les pochtrons sont prioritaires ??

Elle : Peut-être que ces personnes ont quelque chose de grave que vous ne voyez pas...

Moi : Ce que je vois c'est qu'ils marchent et qu'ils ont le sourire... mon fils ne souris pas lui et il est par terre.

Elle avec un petit sourire en coin que je la bafferai bien, tiens !!! : Allez voir ma collègue.

Je vais la voir et lui redis la même chose. Elle m'entend et reçoit Kristo dans la foulée. La collègue celle à baffe vient en renfort. Suis gentille, je les ai remercié en sortant.

Anedocte : elle lui demande d'évaluer sa douleur sur une échelle de 1 à 10. Il répond..... 26 !!!! Il ne se plaint pas inutilement ce gosse alors s'il dit 26 c'est que c'est 26 !! Pourquoi ce nombre ? Alors là !! mystère et boule de la gomme !!

En une demi-heure, il avait vu le médecin et l'urologue. Diagnostique : hernie inguinale. L'intestin veut passer par un trou du muscle de la paroi abdominale, histoire d'aller voir plus loin s'il y est mieux. Mais oui mais non, faut pas. L'urologue a renvoyé l'intestin fugueur dans ses pénates avec un massage, il a jonglé mon gamin mais il m'a dit après qu'il avait eu une énooooooooooooorme envie de se poiler... vous savez, genre j'me marre quand j'me brûle... oui oui... c'est mon fils... et l'a mis sous perf' mon gamin pas l'intestin contre la douleur pendant un moment. Le médecin me dit qu'il faut opérer dans les 10 jours. On peut enfin rentrer, il est deux heures du mat'. On remonte tranquille, en papotant... ça fait du bien de ne plus voir son enfant souffrir à s'en taper la tête contre le mur. J'ai le numéro du chirurgien, je dois appeler le lendemain matin. Par précaution, le médecin me donne le nom de deux cliniques au cas où le rendez vous serait trop loin dans le temps à l'hopital. Couchée vers 2h30, endormie 2h plus tard, ben koua ? le réveil sonnait à 7h30 aaarrrgghhhh

Mercredi matin, j'appelle l'hopital d'abord : pas de rendez vous avant le mardi 13. Même topo pour la première clinique. La dernière sera la bonne : rdv vendredi 9 à 16h30. Je devais faire des courses ce matin là... trop nase, j'ai bifurqué et suis remontée dans mon lit. Réveillée vers 10h30/11h par la voix de mon zours au phone j'adooooooooore sa voix.... pas que ça d'ailleurs, même... J'ai du mal à emmerger... L'aprem, au boulot, je parle de ma soirée/nuit au patron et lui demande s'il peut m'accorder ma journée pour l'opération. Il me la donne sans problème et me dit même qu'il me la paiera. Gentil ça.

Aujourd'hui vendredi, visite au chirurgien. La hernie est grosse et il s'étonne que deux échos dont une doppler n'aient rien détécté. Il nous explique l'opération, nous montre ce qu'il va mettre pour colmater le trou. Kristo rentre à la clinique mardi 13 dans l'aprem, est opéré sous anésthésie générale c'est le premier de mes fils à passer sur le billard... gloups... mercredi matin et sortira vendredi. Ensuite, deux à trois semaines de convalescence. D'ici mardi, pas de collège, pas d'effort, tranquille quoi. Il en profite pour bouger voir sa copine que je n'ai vu qu'une fois mais qui m'adore et me trouve géniale a t'elle dit à Kristo... mais c'est pask'il raconte plein d'bêtises sur mouaaaaaa... enfin, surtout celles que je dis ou fais... ça tombe bien, il fait beau.

En prévison pour ce wik : dodotage et rangement de maison. Lundi, il est prévu une sortie à la Vilette, voir un film à la géode.

Pis comme vous avez été sage, je vous remets deux photos de ma pomme.

Benwé... j'tire la langue et alors ?

Parle à ma main !!!

Et vous, votre week, z'allez en faire quoi ?

 

EDIT mercredi soir

Tout s'est bien passé, il est remonté du bloc une heure après l'heure qui m'avait été donnée, ça laisse laaaaaaaaaargement le temps au cerval de mouliner tranquille. 2h30, 5 cafés et une douzaine de clopes plus tard, il est enfin réinstallé dans sa chambre. En vrac, dans l'pâté, à l'ouest mais comme il dit très vite une conn'rie, tout va bien. Il a un beau pansement, il aura une belle cicatrice mais il est jeune, elle va s'estomper. Il a eu du monde aujourd'hui, j'y suis restée toute la matinée, retournée dans l'aprem pour lui amener sa copine, seulement deux heures de dodo la nuit dernière, des courses ont fait que j'ai appelé (son père ne lui avait pris ni télé ni phone.... no comment....) mon gnome pour lui demander d'excuser mon non-courage pour y retourner, trop nase..... Il ne m'en veut pas hormis le fait qu'il aurait aimé que je lui amène de la bouffe ^__^

 

Hier soir, le zours et moi avons été accueilli par une mine grave et un "j'ai perdu toute dignité masculine... elles m'ont rasé..." ^__^ Qu'il est bête ^__^

 

Court édit, le zours arrive de chez son avocate, on va manger et se coucher tôt... et tâcher de s'endormir tout aussi tôt.... oui... ben koi.... on essaye, on essaye.... ok.... on y arrive pas.... enfin.... pas encore..... c't'infernal !!!!!!!