Je lâche tout, même le glauque.
Ce qui suis vous choquera peut-être. Vous vous direz peut-être : mais quelle impudeur. Tant pis, c'est ma vie, je n'en ai pas honte mais je ne m'en glorifie pas. J'ai juste besoin de poser le tout, ici, chez moi, dans mon espace. Vous êtes libre de lire ou de passer votre chemin, de laisser un mot ou de ne rien dire.
Résumer presque 43 ans de vie en une demi-heure le désamour de ma mère parce que je ne suis pas née garçon comme elle avait tant espéré, deux viols à 5 et 8 ans, un divorce difficile de mes parents, coupée de mon père plusieurs années, enfant surdouée non détectée, j'ai quitté le lycée et le domicile de ma mère à 16 ans, les coups de mon premier mari (une fois, il m'a frappée pour que j'avale des cachets et que je me « suicide » pour ensuite me frapper plus fort pour que je les recrache. Parfois peu importe la manière mais tout plutôt que l'indifférence), le décès de mon premier amour de fils, plus de 10 ans d'attente de tendresse, d'amour du père de mes fils, la séparation d'avec lui, 5 ans de harcèlement au boulot, 2 ans à avoir peur de l'expulsion, l'anorexie qui a failli me tuer, les tentatives de suicide, l'impossibilité de payer le loyer de mon nouvel appartement depuis un an qui m'amène aux huissiers et à une éventuelle expulsion. La perte de mon nouveau boulot qui était une belle lumière au bout de mon tunnel à cause, encore une fois, du harcèlement ce n'est pas simple et ça oblige à passer sur tous les autres « détails » qui a pourri le quotidien qui est le mien depuis si longtemps.
Les fidèles de mon exutoire auront compris : première rencontre avec le puçologue hier. Ma seule question après ce résumé : pensez vous pouvoir faire quelque chose pour moi ? l'a fait sourire. Les larmes ont commencé à sortir à peine avais-je prononcé les premiers mots..... mais je les ai retenues..... pour cette fois. Je sais que c'est un signe, et un bon. Je suis ressortie de chez lui vidée, ailleurs, sur une autre planète...... mais bien, déjà libérée d'un poids, je n'avais plus mal au dos alors que c'était à me taper la tête contre le mur de douleur ces derniers temps. Même si cette accalmie n'a été que provisoire, elle est un signe aussi.
Ecoutez-vous quand vous dites : j'en ai plein le dos. Ce n'est pas anodin comme phrase. Et ce n'est pas le dos, c'est la tête, c'est la vie.
Ecoutez-vous, prenez soin de vous, ne laissez personne vous dire que ce n'est pas grave. Après le deuxième viol, ma mère m'a lavée de la tête au pied en me répètant : c'est pas grave, ça va passer. Quand j'ai perdu mon fils, elle m'a dit : c'est pas grave, tu en auras d'autres.
Quelle estime de vous pouvez-vous avoir quand votre propre mère vous dit qu'elle vous a trouvé dans une poubelle ? Ce qui, soit dit en passant, la fait passer pour une sauveuse, ma mère biologique m'ayant jetée, je devais m'estimer heureuse qu'elle m'ait recueillie et s'occupe de moi. Vous prenez le pli et plus rien de ce qui vous arrive n'est grave.....
Je me suis lâchée, d'un jet, c'est glauque mais........ c'est ma vie, mon passé, ce qui a fait ce que je suis aujourd'hui.
EDIT n°1 : Je vous invite vivement... mais vivement hein..... très vivement même...... nan c'est pas des menaces à aller à cette adresse : http://pour-kouwah.skyrock.com/ quelques jolies notes à lire, surtout celle de la page 3. Je t'aime mon gnome.
EDIT n°2 : Etranges et multiples sensations dans la rue. Atmosphère, gens, tout me semble irréel. Je suis là sans l'être. Je ne me sens pas à ma place mais sans malaise.
Est-ce le fait d'avoir signé mon solde de tout compte, ce qui classe l'épisode "boulot et grognasse blonde" tout en restant en très bon terme avec mon ancien patron et qui souhaite qu'on garde le contact.......................
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
................ ou est-ce le demi bu en terrasse et en sa compagnie ? 
Le seul fait que tu arrives à le dire est déjà un très beau progrès. Tu assumes quoi. C'est énorme.
Tu peux être sûre que si tu n'es pas méchante après tout ça... c'est que tu as franchement un bon fond...
Tu peux aussi être qu'après tout ça, si tu n'es pas encore coulée, tu es incoulable, car ça prouve que tu as une très grande force intérieure.
Bien sûr tu as des moments de renoncement mais c'est normal d'avoir des moments de coup de barre, où les forces ne sont pas à la hauteur de l'agression du moment. On ne peut pas lutter en permanence.
Mais tu es là, aujourd'ui, c'est le plus important. Et ça n'a pas de prix :)
Tu en sortiras, on n'arrive pas au point où tu en es pour ne pas s'en sortir. On ne renonce pas ok ? on sort de là, on vainc les démons, progressivement, patiemment, avec des rechutes mais il y a un moment où mêmes les rechutes abandonnent l'os à ronger.
Quand tu en seras sortie, que tu auras bien analysé tout ça, tu pourras aider beaucoup de monde.
Pour le moment pense à toi : ce n'est pas simplement amplement mérité, c'est fortement nécessaire. Sois égoïste un peu, tu as le droit :)
L'extérieur, celui qui t'a causé tant de souffrance, surtout au début, a beaucoup à se reprocher. Tu peux te dédouaner de pas mal de choses grâce à ça. Il fa
Le psy ( le puç ) a raison dans ce qu'il dit aussi. Qu'il faut s'écouter. Nous sommes notre propre alarme. L'écoute de soi-même, t'en fais pas, y a des gens très bien intégrés qui ne savent même pas que ça existe, et puis un jour, oh mince alors, ça va mal...
"Vous prenez le pli et plus rien de ce qui vous arrive n'est grave....." En effet. Cette phrase dénote une très bonne conscience des choses. Je pense que c'est pour ça aussi que les problèmes s'accumulent. C'est comme si ton alarme à toi était un peu cassée. Ça demande du temps encore, mais ça se reconstruit. Il faut la reconstruire...
Tu y arriveras...
Laisse cette note là... c'est une belle victoire en soi.
Lâche pas l'affaire, tu tiens le bon bout.