Beeeen... j'en ai pas...
... de titre.
J'ai quarante et un an et qu'ai-je d'autre ? Pas grand chose pour ne pas dire rien. Plus de boulot, bientôt plus d'appart, pas d'argent d'avance et rien de tout cela ne se profile à l'horizon. Mon avenir est bouché, la lumière au bout du tunnel n'est plus qu'un tout petit point... vous voyez que je suis tout de même optimiste sinon, je n'aurais même pas parlé de petit point. Mais l'optimiste ne suffit pas quand je regarde devant moi. L'impression de ne plus être maitresse de ma vie depuis plus d'un an. Les procédures pour aider sont longues, celles pour enfoncer sont nettement plus rapides. La personne la plus "haute" que j'ai vu me pousse à "poser mes conditions", c'est à dire, accepter un relogement contre abandon des poursuites mais un relogement acceptable, pas ce qui m'a déjà été proposé. Faire marche arrière en somme. Ils vont s'en sortir parce qu'ils profitent de la précarité, de la détresse des gens, du contexte actuel ("vous pouvez partir, y'en a dix derrière...") Je n'ai pas les moyens d'aller au bout de mes convictions, de vouloir me battre, de vouloir la justice, qu'on me rende justice. Je vais probablement être lâche et faire comme ça. Je ne peux pas me permettre d'être à la rue, j'ai trois fils. Argent... nerf de la guerre... S'applatir, courber l'échine encore et toujours parce que tu ne l'a pas ce nerf pour TA guerre.
Et dire qu'il va bientôt falloir voter pour un/une autre qui va nous inonder de belles promesses qu'il/elle ne tiendra pas, comme tous les autres avant lui/elle... Ouais ben... à quel nom j'le mets le ptit papier parce que là... à l'instant présent... j'en sais rien du tout.
Rendez vous jeudi à quatorze heures avec une nouvelle avocate, qui ne s'occupe que de dossiers prud'homaux, syndiquée CGT. J'ai un peu mauvaise conscience par rapport à mon avocate actuelle mais bon... c'est ma peau que je défends après tout.
Je vais recevoir un dossier de demande de logement par une société hlm du Var. Une façon d'avancer sur mon projet, même s'il reste un rêve. Il faut être réaliste, je vais devoir déménager bientôt, donc dans le coin avant de déménager définitivement dans le sud et un déménagement ça coûte cher... alors deux... qui plus est à 900 kilomètres d'ici. Moi qui ne suis pas matérialiste pour deux sous (c'est le cas de le dire), ça me tue de voir l'argent qu'il faut, au départ, si on veut vivre comme on aimerait, même simplement. Ptin, fait chier !!!!!
Des fleurs, des bisous, des "je t'aime", des câlins, des cartes, des textos, des mails, ce sont mes cadeaux d'anniv'. Et tout cela m'a fait très plaisir, ça m'a touchée. Tout plein de mercis à vous. Sinon, je ne l'ai pas fêté plus que ça, je ne l'ai jamais vraiment fêté en fait. Journée forcément un peu (beaucoup) gâchée par le message de mon avocate qui, n'ayant toujours pas été désignée par l'aide juridictionnelle, ne souhaite pas plaider ce matin parce que si elle n'est pas désignée, elle ne sera pas indémnisée et aura donc bossée (hum hum hum... j'ai dit quoi là ?) pour rien. Seulement, la partie adverse est fermement opposée a un deuxième renvoi. Alors si le juge décide que ce sera plaidé malgré tout, il se peut qu'elle refuse de plaider et du coup je me retrouve sans avocate. C'est déjà loin d'être gagné avec alors sans... Je n'aurai pas de réponse tout de suite, ce sera mis en délibéré... Je n'en saurai donc pas tellement plus mais je vous raconterai tout de même ce qui se sera passé. En attendant, il est minuit et demi, rendez vous au tribunal à neuf heures et demie, il faudrait que je dorme... mais voilà, l'envie de dormir brille par son absence. J'ai déjà une sale tronche, ça va être joli, tiens !
mercredi 04 octobre 2006 à 08h33
par Titepuce
Ca commence à bien faire!
Si tu peux te tirer dans le var, fais-le! La vie est toujours moins pénible au soleil et loin de la polution...